
La définition opérationnelle de la localisation sortie du Premier Symposium d’Octobre 2023, qui sert désormais de la base pour la compréhension
« La localisation est un Processus collectif, impliquant différentes parties prenantes à partir d’une analyse commune de contexte, qui aboutit à la mise en place d’un ensemble des mécanismes et moyens pour renforcer, dans le respect des principes humanitaires le rôle des acteurs locaux et les amener au premier plan de l’action humanitaire ; dans le but de prévenir les crises et catastrophes, et de la rendre (réponse) plus rapide, adaptée aux besoins des communautés et d’étendre sa portée vers le Nexus Humanitaire, Paix et Développement.»
Les jalons de la localisation contextualisée pour la RDC
Après le sommet humanitaire d’Istanbul en 2016, la localisation est devenue un sujet qui occupe beaucoup d’espace dans les discussions humanitaires. Le sommet a permis de mettre en place les bases et fondement de l’approche dont l’objectif primordial est de mettre les acteurs locaux en première ligne de la réponse et les communautés bénéficiaires au centre de l’action.
La localisation de l’aide en République Démocratique du Congo consiste à recentrer la planification, la mise en œuvre et le financement des interventions humanitaires et de développement au niveau des acteurs locaux, afin d’améliorer l’efficacité, la pertinence et la durabilité des réponses. Dans le contexte congolais, marqué par une grande diversité linguistique et culturelle, des territoires éloignés, des infrastructures limitées et des zones de conflit, ce processus exige une approche adaptée, sensible et progressive.
Concrètement, la localisation passe par une appropriation locale et nationale. Cette appropriation passe par une coordination des acteurs locaux à travers des mécanismes de coordinations propres permettant une cartographie des capacités locales et des besoins, un plaidoyer pour l’établissement de partenariats équitables des organisations internationales et agences des nations unies avec les ONG locales et les organisations communautaires, le renforcement des capacités techniques et administratives basé sur les besoins ressentis et identifiés par les acteurs locaux et le transfert progressif de responsabilités et de ressources. Elle requiert aussi des mécanismes de redevabilité et de suivi conçus avec les communautés. La localisation c’est aussi une gestion des risques rigoureuse par un approche de partage de risque et on le transfert de risque uniquement aux acteurs locaux et des modalités de financement flexibles pour soutenir les acteurs locaux.
Bien mise en œuvre, la localisation renforce la résilience communautaire, accélère les interventions et favorise des solutions durables adaptées aux réalités congolaises
Lors du sommet d’Istanbul en 2016, un accord entre donateurs, agences humanitaires, ONG et autres acteurs avait été signé et connu sous le nom de «Grand Bargain». Il vise à rendre l’aide humanitaire plus efficace, plus transparente et plus axée sur les besoins des populations affectées, par des changements concrets dans la façon dont l’argent est financé, géré et distribué.
Cet accord contient comme engagements principaux des bailleurs:
- financer davantage et mieux les acteurs locaux et nationaux (localisation): objectif symbolique de 25 % du financement direct aux acteurs locaux d’ici 2020 ;
- accroître l’utilisation de l’aide en espèces et améliorer la coordination du cash-based assistance ;
- simplifier et harmoniser les procédures de reporting, les passes d’agrément et les exigences administratives pour réduire les coûts et la charge administrative ;
- améliorer la transparence des financements humanitaires (partage de données et indicateurs) ;
- encourager des financements pluriannuels et plus flexibles ;
- renforcer l’évaluation conjointe des besoins et réduire les duplications ;
- promouvoir la « participation révolution »: meilleure participation et redevabilité envers les communautés touchées ;
- améliorer la coordination entre humanitaire et développement (nexus).
Ces engagements constituent le socle de la localisation et des réclamations qui ont inspiré CONAFOHD à se saisir de la thématique de la localisation et se donner comme objectif de quitter des discours théoriques et passer à des actions concrètes qui contribueraient à matérialiser la localisation en RDC.
Cet ouvrage résume les grandes résolutions prises lors des différents symposiums et réunions clé par les acteurs humanitaires actifs en RDC pour faire avancer l’agenda de la localisation adaptée au contexte congolais et piloté par les acteurs locaux.
Qu’est -ce que la localisation pour la RDC ?
C’est un :
« Processus collectif, impliquant différentes parties prenantes à partir d’une analyse commune de contexte, qui aboutit à la mise en place d’un ensemble des mécanismes et moyens pour renforcer, dans le respect des principes humanitaires, le rôle des acteurs locaux pour qu’ils soient au premier plan de l’action humanitaire, dans le but de prévenir les crises et catastrophes, et de la rendre (réponse) plus rapide, adaptée aux besoins des communautés et d’étendre sa portée vers le Nexus Humanitaire, Paix et Développement ».
Sur quoi repose le succès de la localisation en RDC ?
Sur quatre piliers :
1. Partenariat équitable
C’est quoi un partenariat équitable ?
C’est un partenariat qui se distingue de la sous traitance.
C’est un partenariat où les deux partenaires :
- Discutent de manière égale, sans condescendance
- Travaillent ensemble à toutes les phases du projet : co-conception
- Tiennent compte des besoins en croissance mutuelle et la visibilité de chacun vis-à-vis des bailleurs et communautés bénéficiaires;
- Se distribuent les rôles de manière claire et les moyens de manière équitable ;
- Se transfèrent les compétences mutuellement et se projette dans le futur
- Se partagent équitablement le coût indirect en privilégiant le partenaire qui a le plus de besoin pour sa croissance ;
- Se partagent le risque et le gèrent en ensemble à tous les niveaux;
- Définissent les domaines communs et les domaines spécifiques pour chaque partenaire pour la complémentarité ;
- Répartissent les moyens disponibles en misant sur l’appui plus important au partenaire le moins fort pour lui permettre d’acquérir des capacités ;
- Développement la transparence et la redevabilité mutuelle.
- Participent ensemble dans la coordination du projet/programme
- S’évaluent mutuellement (évaluation bi-directionnelle).
2. Le partage des compétences/transfert des capacités
La priorité doit être orientée vers les capacités fondamentales qui permettent à une organisation d’être compétitive et fonctionnelle à savoir :
- La gouvernance, la gestion financière, programmatique, logistique et opérationnelle incluant l’acquisition des outils et des moyens logistiques et financiers ;
- Les formations théoriques devront s’accompagner des possibilités de mentorat/stage formatif et apprentissage entre pairs.
- Le renforcement des capacités commence par les besoins clairement ressentis par le partenaire local avant d’ajouter d’autres non ressenties.
- Donner préférence aux cabinets d’expertise installés localement pour la formation et renforcement des capacités ;
- Établir les capacités minimales à faire atteindre par les ONGN du niveau locale, Niveau provincial et niveau national ;
3. Financement de qualité
Le financement est considéré comme de qualité quand :
- Il couvre entièrement les couts de gestion incluant la gestion de la sécurité et assurance
- Inclue le cout indirect et frais de siège
- Tient compte des besoins en renforcement des capacités et en croissance des acteurs locaux
- Il est pluri annuel et flexible
- Il est en adéquation avec la localisation :
- Destiné préférentiellement aux projets en consortium avec les acteurs locaux avec partage des couts indirects équitablement entre partenaires
- Permet l’accès direct aux acteurs locaux
- Sensibles au genre, conflit et au climat
4. Coordination
Une coordination inclusive avec une participation équitable de tous les acteurs : Agences des nations unies, ONGI et ONGN avec voix égale.
Une coordination qui reconnaît et inclue le leadership humanitaire local et la coordination des acteurs locaux.
Une coordination qui ouvre le leadership des certaines structures aux acteurs locaux.
Cette coordination inclue dans ses objectifs :
- Promouvoir la participation des acteurs locaux à la prise des décisions
- Soutenir le plaidoyer des acteurs locaux et la participation des leurs représentants aux dialogues de haut niveau
- Soutenir la visibilité des acteurs locaux dans les communications sur les activités humanitaires en RDC et veiller à ce que les actions soient visibles et apparaissent dans les rapports.
- Vulgariser les bonnes pratiques de la localisation à tous les niveaux /
- Vulgariser les résultats de recherches ainsi que les leçons apprises sur la localisation
Le premier symposium a donné les recommandations claires pour voir la localisation se matérialiser.
Voici les plus pertinentes :
- Bailleurs des fonds
- Accroître l’accès aux financements directs (au moins les 25 %) , flexibles, pluriannuels aux ONGNs intégrant les frais généraux, le recouvrement intégral des coûts et les besoins en acquisition des capacités des ONGNs.
- Renforcer la boucle de redevabilité et la transparence entre les ONGs (nationales et internationales), les communautés et les bailleurs des fonds
- Mettre en place un Systèmes de due diligence souple avec de passeporting harmonisés et simplifiés
- Fonds Humanitaire ( CBPF)
- Augmenter le pourcentage alloué aux ONGN
- Agences des Nations Unies
- Aller vers des modes de partenariat plus équitable, non fondés sur les projets mais stratégiques, pluriannuel
- Passer du renforcement à la « complémentarité des capacités » et concevoir des partenariats basés sur ce type de cadre plus mutuel et d’avantage comparatif (en garantissant que les coûts indirects « se répercutent » sur les partenaires locaux de manière équitable, les acteurs locaux ayant plus de besoin pour leurs croissances.
- Mettre en place un Systèmes de due diligence souple avec de passeporting harmonisés et simplifiés
Leadership feminin
- Concevoir et mettre en place un programme d’accompagnement et de renforcement des capacités institutionnelles et financières des ONG dirigées par les femmes pour les rendre plus performantes à l’instar du programme ToGETHER;
- Fixer à au moins 10%, la proportion que le fonds humanitaire devra attribuer aux organisations féminines pour chaque allocation lancée.
Gouvernement:
- Faire intégrer les besoins humanitaires dans le budget national comme outil de planification et aider les organisations locales à accéder au financement.
- Admettre CONAFOHD RDC dans les discussions sur la définition de financement et planification du Gouvernement.
- Faciliter l’identification et l’enregistrement des ONGN et locales au niveau du ministère des Affaires Humanitaires et de la Solidarité Nationale et autres ministères sectoriels en décentralisant le processus ou en organisation avec l’appui de CONAFOHD, des cycles d’enregistrements provinciaux.
Après le symposium, CONAFOHD a continué le dialogue avec toutes les parties prenantes à l’action humanitaire en RDC, à savoir : le gouvernement, les bailleurs de fonds, les ONGI, les acteurs locaux, la société civile et le secteur privé pour définir les structures pouvant aider à matérialiser la localisation de l’aide, telle que définie en RDC. A la fin de ces consultations, plusieurs ONGI ont modifié leurs stratégies globales pour inclure une stratégie localisation. CONAFOHD a appuyé certaines de ces organisations pour la rédaction de ces stratégies. Pour faciliter la coordination de la localisation à travers le pays et réunir tous les acteurs, CONAFOHD a proposé une structure de coordination stratégique qui a été adoptée par les parties prenantes lors de l’atelier tenu à Kinshasa sur le thème : « promouvoir le leadership humanitaire local ».
- La communauté de pratique de la localisation (CPL)
- Rôles et Responsabilités de GT CPL
Afin d’assurer un cadre de concertation stratégique sur la localisation intégrée aux différentes architectures de l’aide existantes en RDC (humanitaire, développement et paix), les rôles et responsabilités de CPL sont les suivantes :
- Fournir une vision stratégique partagée pour la promotion du leadership local dans le secteur de l’aide en RDC, en s’appuyant sur la feuille de route annuelle définie par le CPL
- Développer des stratégies jointes pour promouvoir la localisation
- Assurer le suivi de la feuille de route 2025-2026 sur la localisation en RDC validée à la fin du symposium du mois de juin 2025
- Documenter les progrès, les défis et les leçons apprises lors de la mise en œuvre de la feuille de route tout en partageant des expériences afin de surmonter les difficultés rencontrées par des parties prenantes
- Documenter les expériences des acteurs impliqués dans la localisation
- Identifier les avancées et les gaps non couverts en lien avec les 4 piliers de la matérialisation de la localisation en vue d’éventuel positionnement
- Partager les expériences collectées de tous les acteurs impliqués pour créer plus d’émulation aux autres acteurs au niveau du Pays et en international Mobiliser les autres acteurs à se positionner pour couvrir les gaps en besoins en renforcement de capacités des acteurs locaux
- Superviser les instances de coordination nationales sur la localisation en RDC : MAPRAL, FOHAL, GNR, Baromètre ;
- Capitaliser et diffuser les expériences en RDC autour de la localisation :
- Créer un espace de dialogue et d’apprentissage mutuel entre praticiens afin de valoriser les bonnes pratiques et les leçons apprises ;
- Documenter de manière systématique les initiatives, approches et résultats des acteurs impliqués dans la localisation ;
- Diffuser largement ces expériences, tant au niveau national qu’international, afin de susciter une dynamique d’émulation et de renforcer l’engagement d’un plus grand nombre d’acteurs en faveur du leadership local.
- Analyser les duplications et des lacunes autour des 4 piliers de la localisation en RDC, et identifier des actions pour y remédier ;
- Développer/structurer des messages de plaidoyers à l’attention de l’EHP, GCP, Gouvernement, Secteur Privé, des autorités locales pour la promotion du leadership local
- Planification stratégique :
- Élaborer des plans d’action, définir les priorités
- Veiller à l’alignement des priorités en lien avec le cadre de la localisation en RDC
- Assurer le Plaidoyer dans le cadre de la Localisation en collaboration avec le bureau de COANFOHD et le groupe de travail GNR.
- Composition/Membres
Les membres de CPL sont des organisations Humanitaires, de Paix et de Développement (agences UN et ONGI/ONGN), des membres du secteur privé, des représentants des services techniques du gouvernement, des organisations de la Société Civile et les donateurs dont les représentants bénéficient d’un niveau de séniorité qui leur accorde une capacité décisionnelle au nom de leur structures et des fora qu’ils/elles représentent.
Le 2e symposium national sur la localisation en RDC tenu à Kinshasa du 23 au 25 juin 2025 a servi de cadre pour définir les membres et le nombre de siège leur réservé qui sont repris ci-après :
- Les Organisations Humanitaires, de Paix et de Développement : 8
- Les membres du secteur privé (6 sièges) : 6
- Les représentants des services techniques du gouvernement : 6
- Les autres organisations de la Société Civile : 4
- Les donateurs : 6
La taille du CPL est limitée à 30 personnes afin de permettre des meilleures discussions et une prise de décision efficace.
Le tableau suivant présente la répartition de sièges au sein de membres telle que définie pendant le symposium.
| N° | Organisation / Structure | Nombre de Siège |
| 1 | Organisations Humanitaires, de Paix et de Développement : 8 sièges | |
| Agences des Nations Unies | 2 | |
| Les Organisations Internationales | 2 | |
| Les Organisations nationales, | 4 | |
| 2 | Les membres du secteur privé : 6 sièges | |
| FEC National (Président) | 1 | |
| Sociétés Minières | 2 | |
| Secteur brassicole | 1 | |
| Télécommunication | 2 | |
| 3. Les représentants des services techniques du gouvernement : 6 sièges | ||
| Affaires humanitaires | 1 | |
| Plan | 1 | |
| Affaires sociales | 1 | |
| Ministère des PVH & APV | 1 | |
| Développement rural | 1 | |
| Droits humains/Justice | 1 | |
| 4 | Les autres organisations de la Société Civile | 4 |
| Les confessions religieuses | 2 | |
| Organisations du monde scientifique | 1 | |
| Bureau de la Société civile (cadre de concertation) | 1 | |
| 5 | Les donateurs | 6 |
| SUISSE (DDC) | 1 | |
| BELGIQUE (DGD, ENABEL) | 1 | |
| NORGEVE | 1 | |
| SUEDE (SIDA) | 1 | |
| ANGLETERRE (CAFOD) | 1 | |
| CANADA | 1 | |
Les représentants de ces membres doivent bénéficier d’un niveau de séniorité qui leur accorde une capacité décisionnelle au nom de leur structures et des fora qu’ils/elles représentent ; tout en assurant l’inclusion des OPH (Organisations des Personnes handicapées) et organisations féminines (Organisations dirigées par les femmes) …
Les critères d’adhésion :
Pendant le 2e symposium national sur la localisation, les critères ci-après ont été définis et aménagés par le GT Localisation qui y a apporté une touche pour les rendre plus smart.
- Être une organisation reconnue officiellement en RDC avec une structure de gouvernance et un minimum des outils de gestion financière et administrative.
- Être une organisation opérationnelle et participer dans les différents groupes de travail de l’action humanitaire, développement et/ou paix (approche nexus) avec une adresse physique dans un de territoires du Pays ;
- Être une organisation engagée dans le processus du plaidoyer sur la décolonisation de l’aide ;
- Avoir au moins un des documents traçant la vision du travail de l’organisation (plan stratégique, et ou opérationnel) et avoir intégré dans leur travail les politiques de fraude et PSEA ;
- Avoir le respect le genre, environnementale et au sein de l’organisation ;
- Pour les ONG, être Membre de CONAFOHD ou de FONGI
NB : Lorsque cela est approprié, d’autres institutions et agences peuvent être invitées à participer aux réunions du CPL, sur demandes des membres et validation de la présidence.
- Présidence et Secrétariat
Fruit de travaux en carrefour et validation pendant le 2e symposium national sur la localisation en RDC, il a été convenu que la présidence du GT CPL soit sous le lead d’une ONG nationale et le Co-lead sera soit une ONGI ou une agence de nations unies d’une manière rotative.
3.1. Critères de sélection à la présidence du GT CPL :
- Une organisation légalement reconnue par l’État congolais avec tous les documents requis ;
- Une organisation qui démontre une solidité et une transparence dans la gestion.
- Être membre du CONAFOHD en Ordre avec les contributions ;
- Être actif sur le terrain et participer aux mécanismes de coordination humanitaire en RDC, y compris la localisation ;
- Une organisation qui maîtrise le contexte des enjeux humanitaires et de développement en RDC ;
- Une organisation digne de réputation, ayant un risque faible du PSEA
- Une organisation avec une performance de leadership inclusif.
- Doit être élue par les membres.
- Mandat : 2 ans, renouvelable une fois.
- Le secrétariat du GT CPL
Le secrétariat du GT CPL est assuré par CONAFOHD pour assurer la continuité et la documentation et ou l’archivage de tous les travaux réalisés par la CPL.
Le bureau de CONAFOHD devra déléguer un secrétaire permanent au GT CPL
- Responsabilités de la présidence et du secrétariat
Pour assurer le fonctionnement de la CPL, la présidence et le secrétariat ont les responsabilités suivantes :
- Assurer la gestion stratégique du CPL en mettant en place un task force qui qui travaillera sur de drafts de documents qui seront discutés et approuvés par les membres.
- Organiser des réunions une fois le trimestre tout assurant respect de calendrier et la fréquence
- Etablir l’ordre du jour des réunions et assurer le partage des invitations aux membres dans un délai raisonnable
- Préparer les lieux des rencontres et autres espaces de travail
- Organiser les réunions spéciales et faciliter la collaboration entre les membres du CPL
- Partager les comptes rendus de réunions et d’autres produits d’informations en lien avec la localisation
- Assurer le suivi et la coordination des rôles et responsabilités du GT CPL présentés à la section 1
- Representation :
- Représenter GT CPL dans les forums de la localisation en coordination avec d’autres parties prenantes et auprès des autorités pour garantir une coordination efficace des initiatives et le suivi de la feuille de route.
- Modalités de fonctionnement
- Collaboration et cadre de collaboration
Les entités avec lesquelles la CPL collaborera et les cadres de collaboration avec ces entités sont définis dans le tableau ci-après.
| Liste des entités | Cadre de collaboration |
| Pouvoirs publiques | |
| Ministères sectoriels publiques Gouverneurs des ProvincesChefs des entités territoriales décentralisées | Accompagnement administratif,Subventions,Accès humanitaire,Plaidoyer Appropriation de l’agenda de la « Localisation » |
| Les Organisations non-membres de CONAFOHD et cadre de collaboration | |
| Agences UN :Convenir sur la mise en pratique de l’agenda du Grand Bargain (contexte RDC : Cf. indicateurs de suivi),Appropriation de l’agenda de la « Localisation » FONGI :Idem supra +Accommoder les procédures au profit de la promotion de la localisation,Promouvoir le partenariat équitable Bailleurs de fonds :Idem supraMettre en place un mécanisme d’évaluation conjointe des progrès de la localisationHarmonisation des politiques des bailleurs au profit de l’agenda du Grand Bargain,PlaidoyerAccès au financement direct/de qualitéAccompagnement technique et financier en vue du renforcement des capacités Négociation sur le partage des risques Coordination de la Société Civile :Appropriation de l’agenda de la « Localisation » ;Plaidoyer en faveur de la localisation Organisations du secteur privé Appropriation de l’agenda de la « Localisation »Plaidoyer pour le financement localisé (alimenter le FOHAL par ex) | |
| Autres plateformes de HUB militant pour la Localisation | |
| NEAR : Plaidoyer Sud-Sud : Défend une aide humanitaire centrée sur les acteurs locaux ; promeut un renversement du pouvoir vers les communautés affectées. Renforcement institutionnel : Met en place des initiatives comme « Localization Performance Measurement Framework » pour évaluer les progrès réels en matière de localisation. Accès au financement : Facilite le financement direct aux membres via des mécanismes comme Start Network ou Innovation Labs. Production de données locales : Documente les succès, les défis et les besoins des ONG locales dans différents contextes. Voix collective des ONG locales : Permet aux ONG du Sud d’être représentées dans les espaces de décision mondiaux (ex : Grand Bargain, UN forum). | |
| ICVA Influence des politiques humanitaires : Défend une réforme structurelle pour favoriser la localisation dans les politiques globales (OCHA, IASC, HCTs). Renforcement des capacités stratégiques : Produit des guides, outils pratiques et webinaires sur la localisation pour ses membres (ex : « Guidance on donor conditions »). Liaison ONG – Nations Unies : Sert de pont entre les ONG (y compris locales) et les organes des Nations Unies. Veille réglementaire et financière : Informe les ONG locales sur les politiques de financement, les réformes, et les opportunités. Plateforme d’échange mondial : Favorise un dialogue constant entre ONG internationales et locales sur les meilleures pratiques de localisation. | |
| C4C : Engagements concrets : 8 engagements clairs, dont : financer directement les ONG locales à au moins 25 %, les reconnaître dans les rapports, et transférer les capacités. Suivi annuel des engagements : Les signataires rendent compte chaque année de leurs progrès sur les objectifs de localisation. Transfert de pouvoir : Encourage la délégation des responsabilités et la visibilité aux partenaires locaux (par exemple : prise de parole dans les forums). Réforme interne des INGO : Les signataires doivent adapter leurs politiques RH, de gestion, de conformité pour faciliter les partenariats équitables. Visibilité des acteurs locaux : Obligation d’associer les partenaires locaux à la communication institutionnelle et aux activités de terrain. | |
| Au niveau interne : Organisations/Structures membres de CONAFOHD | |
| Lien avec les Fora membres du CONAFOHD : pour la collecte des avis et considérations des membres CCONATFONAHHDRONHDFONAHIRHONA | Liens avec les autres structures de la localisation dont (voir MAPRAL, GNR, Baromètre, FOHAL |
- Liens de collaboration interne entre le GT CPL et les autres structures de la localisation en RDC
Au vu de ses rôles et responsabilités, la Communauté des pratiques sur la localisation (CPL) se trouve au centre des structures/groupes de travail de la Localisation de l’aide humanitaire en RDC avec de connexions avec chacun de groupes de travail pour soit fournir les pratiques collectées auprès de ses membres pour soutenir leurs travaux respectifs, mais aussi recevoir le retour/les données collectées pour développer par chacun de groupes afin de documenter les pratiques et les avancées enregistrées par chacun de groupes.
Par ailleurs, une interconnexion entre les groupes s’avère indispensable pour assurer la cohésion, la cohérence et la complémentarité afin de concourir à l’atteinte des objectifs communs de la localisation en RDC. Voir schéma représentatif de liens, collaboration et interconnexion entre les groupes.

Ainsi, un cadre de coordination et de collaboration/communication entre les groupes doit être défini par le secrétariat de CONAFOHD pour assurer l’unicité tel un corps humain dont les membres jouent différents rôles pour le bien être du corps.
Tenue des réunions et/ou rencontres de la CPL
Les réunions de la CPL se tiendront aux moins une (1) fois par trimestre, et seront précédées d’invitations formelles.
La présidence de la CPL se réserve le droit de convoquer des réunions de manière ad hoc à tout moment et selon le besoin.
- Plan de travail et de communication
Une feuille de route sera développée par les membres du GT CPL. C’est cette feuille de route qui prendre lieu de la planification, elle inclura les indicateur clés de suivi des activités du groupe de travail et le plan de communication.
– Mécanisme d’Appui au Programme de Renforcement des Acteurs Locaux (MAPRAL)
- Contexte et justification
Bien que l’agenda de la localisation de l’aide soit mis en place lors du premier Sommet Humanitaire Mondial de 2016 à ISTANBUL / TURQUIE, le rôle des acteurs locaux étant très primordial dans la gestion des crises humanitaires, des efforts devraient encore être ménagés par les signataires de la Charte pour le Changement et les engagements du Grand Bargain. En RD Congo, certains signataires des engagements du Grand Bargain dont particulièrement les Agences du système des Nations Unies et certaines ONG internationales résistent à la démarche de la localisation et ne parviennent pas à soutenir ni reconnaître les efforts des ONGs nationales et locales. Toutefois, certaines ONG telles que Save the Children International, Diakonie Katastrophenhilfe, Dan Church Aid, World Vision, Care International, Oxfam, TROCAIRE, IRC, CAFOD … et les agences UN telles que le PAM, UNICEF et UNOCHA et les bailleurs de fonds comme USAID, UKAID, COOPERATION SUISSE, etc. se battent pour soutenir la localisation bien que des efforts restent à faire. Malgré l’existence des plateformes des ONGs nationales pour la localisation réunies sous le CONAFOHD, le HUB-RDC/START NETWORK, la représentation de la Charte pour le Changement, des milliers des ONG nationales en RD Congo, l’existence des ONG membres de NEAR, le programme ToGETHER de Diakonie Katastrophenhile , la présence des différents mécanismes de coordination, les bailleurs de fonds, le gouvernement congolais…, les ONG nationales peinent toujours à accéder aux financements équitables qualitatifs et quantitatifs, à un partenariat de qualité et manquent d’échanges de compétences et d’expériences suffisantes et complètes. Par contre les ONG nationales et locales devraient faire des efforts en termes de bonne collaboration, de solidarité et de soutien mutuels afin de profiter de la localisation comme leur opportunité. Ceci n’est possible que si les acteurs locaux sont coordonnés au-delà d’être appuyés pour relever leur niveau afin de changer le narratif. Ainsi, dans ce cadre, le CONAFOHD et ses partenaires ont décidé de mettre en place un Mécanisme d’Appui au Programme de Renforcement des Acteurs Locaux.
- Objectif global :
Contribuer à travers les actions du CONAFOHD, aux efforts spécifiques de la localisation de l’aide humanitaire en RDC en fournissant aux acteurs locaux, étatiques et communautés un accompagnement technique, financier et stratégique.
- Objectifs spécifiques du MAPRAL
- Cartographier et structurer l’ensemble d’appuis aux acteurs locaux qu’ils soient financiers, matériels, techniques, institutionnels ou organisationnels afin de maximiser leur impact et leur efficacité sur le terrain
- Améliorer le niveau des acteurs locaux pour les rendre champions du leadership local Humanitaire en RD Congo avec une attention particulière sur les aspects inclusifs (aux organisations féminines et/ou celles dirigées par les femmes/filles, personnes handicapées, peuples autochtones)
- Mobiliser les ressources nécessaires pour appuyer les acteurs locaux à différents niveaux notamment organisationnelle, institutionnelle, technique et financier.
- Améliorer la coordination et la gouvernance locale afin d’optimiser la gestion des projets humanitaires, promouvoir la transparence et renforcer la synergie entre les différents acteurs
- Développer un plan de renforcement aux organisations locales
- Résultats attendus du MAPRAL
- Les acteurs locaux, étatiques et communauté de la RD Congo améliorent leurs capacités et sont capables définir les axes prioritaires d’appui à la localisation en RD Congo ;
- Les acteurs locaux et étatiques communauté de la RD Congo ont un appui suffisant sur différentes dimensions de la localisation et jouent pleinement le rôle de leadership Humanitaire au niveau local ;
- Les acteurs locaux sont crédibles et viables et les bailleurs de fonds leur font confiance. eux.
- Les acteurs locaux sont dotés des outils nécessaires pour l’amélioration de leur gouvernance pour accéder au financement pour exercer les activités.
- Les acteurs communautaires et étatiques sont identifiés pour recevoir continuellement l’appui financier, matériels et technique institutionnel ou organisationnel pour maximiser l’impact de leur efficacité sur terrain
- Activités principales du MAPRAL :
- Mener une due diligence aux acteurs locaux en RD Congo ;
- Organiser des séances de diagnostic participatif
- Faire la cartographie des opportunités d’appui aux acteurs locaux en RD Congo ;
- Elaborer une stratégie d’appui aux acteurs locaux en RD Congo ;
- Monitorer et évaluer les impacts de différents appuis accordés aux acteurs locaux en RD Congo et formuler des recommandations pour des meilleurs résultats.
- Augmentation du nombre de leaders (hommes et femmes) formés, capables de piloter efficacement les initiatives locales ;
- Renforcer la visibilité des opportunités d’appui, facilitant l’accès aux financements et autres formes de soutien actualiser la base des données des organisations membres de CONAFOHD.
- Mettre en place le réseau interacteurs pour peer mentoring
- Renforcer les femmes et autres groupes marginalisés en leadership,
- Mobiliser et sécuriser des ressources stratégiques
Mettre en place de mécanismes de financement innovants, adaptés aux besoins et réalités des acteurs locaux.
- . Développer des programmes de renforcement des capacités
- Création d’un cadre de concertation interacteurs, garantissant une meilleure synergie et cohérence des interventions.
- Stratégies de travail du MAPRAL
- Tenue semestrielle d’une diligence raisonnable interne en faveur des ONG nationales sous le leadership de CONAFOHD et les autres-plateformes associées ;
- Utilisation des données secondaires issues des recherches sur le niveau des Acteurs locaux en RD Congo ;
- Elaboration des plans stratégiques et un modèle d’appui aux acteurs locaux en RD Congo ;
- Collaboration inter initiatives à travers un cadre d’échange et pratique sur l’appui aux acteurs locaux ;
- Réunion de revue semestriel pour évaluer le MAPRAL ;
- Implication du gouvernement de la RDC, travers son ministère de tutelle aux ONG nationales pour des financements directs, le plaidoyer auprès des bailleurs pour les financements bilatéraux des acteurs nationaux et locaux et une présence plus importante dans les différents mécanismes de coordination.
- Renforcer le réseautage des acteurs.
- Inciter les organisations à développer des mécanismes interne d’auto-financement.
- Composition du MAPRAL
Les membres sont des acteurs et initiatives qui se portent volontaires à soutenir ce mécanisme à travers leurs conseils, orientations, financements, mise à disposition des matériels, techniques… Ces membres sont des organisations ou des individus ayant une expertise considérée comme valeur ajoutée au MAPRAL.
Chaque membre soucieux de soutenir ce mécanisme devra signer une charte en termes des engagements pris avec le CONAFOHD pour appuyer les acteurs locaux.
Proposition de l’organigramme des animateurs
Les membres du panel vont ressortir des 5 fora avec le mandant rotatif (structure non permanente)
Composition :
La composition des membres du MAPRAL est composé de cette façon :
- 1 Lead
- 2 Co-leads
- 1Secrétaire technique et permanent
- Groupe d’expert thématiques
- Autres parties prenantes (autres réseaux, SNU, ONGI, )
- Leadership du MAPRAL
Ce mécanisme est sous le leadership du CONAFOHD. D’autres membres qui ont signé les engagements devront se positionner aux postes de secrétariat, conseiller et chargé de plaidoyer.
FONDS HUMANITAIRE POUR LES ACTEURS LOCAUX
FOHAL
- PREAMBULE
Les acteurs locaux jouent un rôle très significatif dans la veille humanitaire, l’identification des besoins humanitaires et la réponse rapide à moindre coût.
Ils sont bien ancrés dans la communauté locale et interviennent par leur fond propre et des faibles ressources matérielles dans les 24 heures qui suivent un problème humanitaire dans les milieux reculés à accès difficiles.
Les engagements du grand bargain avaient fixés comme objectif entre 2016 et 2020 d’allouer directement au moins 25% de fonds humanitaires aux acteurs locaux. Ce qui devrait en principe doubler ou tripler entre 2020-2025.
Malgré des efforts d’amélioration des fonds alloués directement aux acteurs locaux, particulièrement le Fonds Humanitaire à travers OCHA qui a atteint près de 55% en Décembre 2024, plusieurs acteurs locaux n’arrivent pas à accéder directement au financement consistant.
Notons aussi que les acteurs locaux font face à plusieurs défis de renforcement des capacités, de réseautage entre les ONGNs fortes et celles faibles, de compétition trop exigeantes avec les acteurs internationaux face aux appels à projets hétérogènes de la majorité des bailleurs….
Par ailleurs, la Réduction voire la suppression de l’Aide Internationale américaine et l’annonce de la réduction d’aide au développement et humanitaire par d’autres bailleurs occidentaux, nécessite de renforcer la localisation vu que les acteurs locaux peuvent délivrer des réponses rapidement, à moindre coût mais avec des résultats très significatifs.
À ce titre, la participation des acteurs locaux dans la réponse humanitaire mérite une attention et une réflexion particulières afin de veiller à ce que les solutions trouvées répondent aux besoins des acteurs locaux, et à ce que ces derniers soient considérés comme des partenaires égaux et stratégiques du système humanitaire local et mondial. La participation efficace des acteurs locaux nécessite des ressources spécifiques, et une certaine volonté des décideurs et des bailleurs.
Toutefois, les acteurs locaux ne constituent pas un groupe homogène et vont des gouvernements locaux, ONG et organisations à base communautaire (OBC) aux sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui sont des auxiliaires du gouvernement.
D’où la mise en place de ce type de financement spécifique dénommé FOHAL.
Le Fonds Humanitaire pour les Acteurs Locaux en République Démocratique du Congo (FOHAL RDC) est un instrument de financement humanitaire multi-bailleurs initié par le Conseil National des Forums des Organisations Humanitaires et de Développement (CONAFOHD) et géré par le Bureau des Nations Unies de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RDC sous la direction du Coordonnateur Humanitaire (CH).
- OBJECTIFS DU FONDS
Le FOHAL étant un mécanisme de renforcer la responsabilisation des acteurs locaux dans la réponse humanitaire, ses objectifs sont alignés sur les piliers de la localisation.
- Améliorer la capacité des acteurs locaux par des formations, échanges d’expériences entre ONGNs et ONGIs à forte capacité et ONGLs de faible capacité.
Par cet objectif, le fonds spécifique contribuera au premier Pilier de la location qui est le renforcement des capacités par un transfert des compétences de gouvernance, d’organisation de la gestion, entre Organisations Nationales et Internationales très avancées dans la Réponse Humanitaire et les organisations pas encore exécuté des projets de grande envergure.
- Améliorer la rapidité de la réponse humanitaire en mettant en place un financement accessible uniquement et directement aux différents acteurs locaux.
Il s’agira d’accroitre le nombre d’acteurs locaux divers ayant accès directement au financement consistant et ayant les mêmes avantages qu’avec les ONGs internationales comme frais administratifs, frais de congé, taxes, etc….Cet objectif contribuera au deuxième pilier de la localisation qui consiste à faciliter l’accès direct aux ressources pour les acteurs locaux. L’idéal de cet objectif est de faciliter une rotativité compétitive pour que le maximum d’acteurs locaux puisse accéder au financement au modèle de l’ONUFEMMES et autres agences des Nations Unies.
- Renforcer le leadership et droits des acteurs locaux
Cet objectif visant à réaliser le pilier 3 de la localisation qui consiste à promouvoir la voix équitable et le partenariat équitable, appuyer des activités de plaidoyer auprès des cadres, instances de coordination humanitaire du niveau national, régional et international pour visibiliser le potentiel des acteurs locaux et canaliser leurs réclamations. Cet objectif vise aussi à faciliter les acteurs locaux à obtenir la révision de certaines conditions des bailleurs de fonds car les représentations locales de ces bailleurs n’ont pas de décision finale.
- Améliorer le réseautage et la coordination des acteurs locaux.
Cet objectif visant à soutenir le pilier 4 de la localisation, appuyer la mise en place ou le renforcement des coordinations territoriales, provinciales, régionales et nationales pour pérenniser la localisation, par l’appui au fonctionnement des coordinations, au plan d’action des coordinations, au développement des consortiums entre ONGNs à forte capacité et acteurs locaux de faible capacité face aux opportunités de financement, cartographie et suivi des acteurs locaux, partage d’informations d’opportunités de financement.
- PRINCIPES STRATEGIQUES D’EXECUTION
Le Principe fondamental est d’assurer des interventions humanitaires et de développement de qualité, apolitique, impartiale, portées par des acteurs locaux.
Le Fonds pourra appuyer le Plan de réponse Humanitaire, le Plan de Travail de la Coordination des Forums des acteurs locaux.
Cette réponse portée par des acteurs locaux doit observer des principes spécifiques suivants :
- Réponse menée sur base des évaluations ;
- Décisions prises par les acteurs à la base ;
- Favoriser des réponses conjointes émanant des acteurs sur le terrain et au niveau global ;
- Réponse en harmonie avec le système de coordination humanitaire en République Démocratique du Congo ainsi qu’avec la capacité des partenaires potentiels de mise en œuvre :
- Observer le respect des principes humanitaires (humanité, neutralité, impartialité et indépendance) et du droit international humanitaire.
- Soutenir la localisation ;
- Inclusion des questions transversales (genre, diversité, Redevabilité envers les populations affectées, protection) ;
- La centralité de la protection de toute la population d’intérêt en s’assurant du focus sur le genre, et respectant priorités de protection liées à l’âge et à la diversité dans toutes les interventions prévues (stratégie d’allocation ; critère de sélection de projet) ;
- La durabilité des résultats du projet, à prendre en compte dans les stratégies d’allocation (e.g. type d’activité ; durée des projets, etc.), ;
- La complémentarité avec les allocations du FONDS HUMANITAIRE EN RDC de OCHA, le Fonds CERF, Start Fund, UNIRR, autres Fonds d’urgence (activités, calendrier des allocations, capacité des partenaires) et autres mécanismes de financement (humanitaires et de développement) autant que possible.
- GOUVERNANCE
Le fonds sera géré par trois organes de gouvernance dont l’Assemblée Générale, le comité de Gestion et le comité de Contrôle.
L’Assemblée générale aura pour rôles de :
- Déterminer la politique et les stratégies du fonds.
- Valider le Plan de mobilisation des ressources
- Voter le Directeur Gestionnaire du Fonds
- Approuver le rapport du Fonds
L’Assemblée Générale est présidée par le Coordonnateur de CONAFOHD.
Elle se réunit une fois par an en session ordinaire et chaque fois de façon extraordinaire.
Les membres de l’Assemblée générale sont les responsables des foras et leurs adjoints.
Le comité de Gestion qui est responsable de la gestion quotidienne de tous les aspects programmatiques et financiers du FOHAL RDC sous la supervision du Coordonnateur de CONAFOHD. Le CG exécute les décisions du CONAFOHD et organise le processus d’allocation des fonds et de supervision de leur utilisation conformément aux Directives du Manuel opérationnel du Fonds.
Les principales fonctions du comité de Gestion comprennent la gestion des allocations, notamment la facilitation de la priorisation, de l’élaboration de stratégies et de la promotion d’une programmation efficace ; le suivi ; la gestion financière ; le partenariat et la gestion des risques et la communication et l’établissement de rapports.
Les principales responsabilités du comité de Gestion sont les suivantes :
- Veiller au respect des normes minimales stipulées dans le présent Manuel opérationnel, en ligne avec les Directives mondiales
- Faire office de secrétariat pour l’Assemblée Générale ;
- Conseiller et soutenir le Coordonnateur de CONAFOHD en ce qui concerne les stratégies du Fonds et toute autre question de politique liée aux FOHAL RDC
- Conseiller le Coordonnateur de CONAFOHD dans l’élaboration de sa vision pour le Fonds et de la stratégie d’allocation
- Superviser l’ensemble du cycle de financement, du lancement d’une allocation à la clôture du projet
- Soutenir les partenaires tout au long du processus d’allocation et promouvoir un système de retour d’information aux fins de l’apprentissage continu. Faciliter et former les parties prenantes à l’utilisation du OneGMS et du Pôle de données.
- Conseiller et soutenir le Coordonnateur de CONAFOHD en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre du Cadre de redevabilité
- Coordonner et faciliter la CA et des performances, la gestion des risques, le suivi et la production de rapports ainsi que les audits externes ;
- Préparer le Rapport annuel du FOHAL RDC ;
- S’engager auprès des bailleurs de fonds du FOHAL RDC et coordonner les actions avec d’autres bailleurs de fonds humanitaires en RDC ;
- Soutenir l’élaboration et la mise en œuvre du plan d’action pour la mobilisation des ressources en coordination avec OCHA et d’autres bailleurs ;
- Produire des rapports, des analyses et d’autres documents nécessaires pour soutenir les activités de prise de décision, de coordination, de communication et de mobilisation des ressources. Cela peut inclure des mises à jour sur le financement, des rapports mensuels, des fiches d’information, des tableaux de bord d’allocation, des points de discussion, des messages clés, des dossiers d’information sur la mission, entre autres.
- Faciliter le partage d’informations publiques avec l’ensemble des parties prenantes. Cela inclut de s’assurer de la disponibilité de la documentation pertinente sur la page de la RDC, à l’adresse pays concerné, au site internet de CONAFOHD.
Le Directeur Fonds Humanitaire pour les Acteurs Locaux est le gestionnaire du Fonds, sous la direction du Coordonnateur de CONAFOHD, assume d’autres responsabilités en relation avec les autres mécanismes de financement. Le Directeur du FOHAL a pour rôles spécifiques de :
- Conseiller le Coordonnateur de CONAFOHD sur la gestion du FOHAL RDC, conformément aux politiques et directives en vigueur et en adéquation avec le contexte national/régional ;
- MOBILISATION DES RESSOURCES
Les ressources seront mobilisées auprès des divers partenaires financiers potentiels qui apprécient le plan d’action du Fonds, tels que :
- Le gouvernement congolais à travers le ministère des affaires sociales et la Présidence
- Les Pays riches à travers leurs ambassades et leurs agences spécialisées.
- Le Secteur philanthropique comme des fondations caritatives
- Le Secteur Privé comme sociétés commerciales.
Ces bailleurs potentiels pourront libérer directement le fonds ou faire des souscriptions, des promesses de contribution allant jusqu’à cinq ans.
A la fin de chaque année, le comité exécutif du FOHAL élaborera un plan de mobilisation de fonds qui sera vulgarisé par le Président du comité de Gestion du Fonds.
Ce plan sera établi sur base des besoins humanitaires évalués, documentés et vérifiés par la coordination Humanitaire.
Le Plan d’action pour la mobilisation des ressources comprend un ensemble d’actions claires et pratiques, renforçant la coordination et la redevabilité en matière de mobilisation des ressources. Il contient des informations contextuelles sur l’environnement de financement humanitaire, la cartographie de l’engagement des bailleurs de fonds et les objectifs de collecte de fonds. Le Plan d’action pour la mobilisation des ressources sera normalement préparé pour une période de cinq ans, avec possibilité d’examiner et d’actualiser les paramètres clés chaque année.
LE BAROMETRE DE LA LOCALISATION DE L’AIDE (BLA)
Objectifs
Objectif Global
Avoir des outils d’évaluation pour nous assurer que les engagements de la localisation et ceux de Grand Bargain sont respectés et avoir une compréhension commune sur la façon de leurs sens.
- Objectifs Spécifique
Les engagements spécifiques sont exprimés dans les 4 piliers de la localisation qui sont
- Partenariat équitable
- Renforcement mutuel des capacités
- Qualité de financement
- Coordination et responsabilité à assumer.
- Méthodologie
Afin de réaliser la collecte des et analyse des données sur la gestion et le suivi du baromètre ; les différentes méthodologies seront mises en place
- Mettre en place une plateforme en ligne interconnecté pour le suivi de financements
- Faciliter la communication entre bailleur et cible
- Rencontrer les attentes du bailleur
- Faciliter l’accès à l’état aux données du baromètre
- Disponibiliser les données dans un site de CONAFOHD tout en mettant l’accès aux données selon la sensibilité
- Cogérer avec une structure étatique les données du baromètre
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