À l’occasion du Deuxième Symposium national sur la localisation en République Démocratique du Congo, tenu à Kinshasa du 23 au 25 juin 2025, le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC, M. Bruno Lemarquis, a salué les avancées significatives du mouvement de la localisation dans le pays. Il a tenu à féliciter chaleureusement les acteurs congolais, en particulier le CONAFOHD, pour leur rôle moteur dans la structuration et la consolidation d’un leadership humanitaire local fort.
« Le CONAFOHD joue un rôle crucial en fédérant les efforts des organisations locales et nationales congolaises. Ce deuxième Symposium, après celui de Bukavu, est la culmination d’un travail collectif remarquable mené au cours de ces deux à trois dernières années », a-t-il déclaré.
Le concept de localisation — placer les acteurs nationaux au centre du leadership humanitaire — est au cœur des priorités du système humanitaire en RDC. Bruno Lemarquis a rappelé que les organisations congolaises sont présentes sur tout le territoire, y compris dans les zones les plus difficiles d’accès, et qu’il est impératif de renforcer leur rôle central dans la coordination, la planification et la mise en œuvre de l’aide.
« Il faut que la relation entre le système humanitaire international et les organisations nationales évolue. Leur voix doit être davantage entendue, leur participation au leadership renforcée, et les financements internationaux doivent leur être plus directement accessibles », a-t-il insisté.
Le Coordonnateur humanitaire a souligné des avancées concrètes déjà observées en RDC. Parmi elles :
- La participation active de six ONG Nationales au sein de l’Équipe Humanitaire Pays, un chiffre parmi les plus élevés au monde ;
- Le financement humanitaire local, avec 60 % des ressources du Fonds Humanitaire RDC en 2024 allouées directement ou indirectement à des organisations congolaises — un pourcentage parmi les plus significatifs à l’échelle mondiale.
Enfin, M. Lemarquis a plaidé pour une transformation des partenariats entre acteurs nationaux et internationaux. Il a rejeté l’approche traditionnelle selon laquelle les acteurs internationaux seraient uniquement là pour » renforcer les capacités » des acteurs locaux « .
« La relation doit être équilibrée. Les organisations congolaises ont énormément à apporter, notamment en termes de connaissance du terrain, des dynamiques locales, et des solutions durables. L’apprentissage doit être mutuel », a-t-il conclu.
Cette intervention forte et engagée marque un pas de plus vers un système humanitaire en RDC plus juste, plus inclusif et véritablement porté par les acteurs locaux.



