Le piège des coûts indirects : quand le système empêche la marche vers la localisation effective de l’aide en RDC

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Kinshasa, 28 mai 2026

Il apparait donc clairement que problème n’est pas l’absence de capacité locale. Le problème est un système qui empêche cette capacité d’exister pleinement.

Un modèle fragile, coûteux et inefficace qui garde les ONG locales qui connaissent le mieux et les réalités locales sans ressources, confinées dans un rôle d’exécutantes, dépendantes de manière chronique des intermédiaires internationaux, ce qui entraine une dégradation de la redevabilité envers les communautés.

Ce que CONAFOHD demande, c’est le transfert réel de pouvoir à travers:
La transparence totale des flux financiers, la garantie d’au moins 25 % des financements directs aux ONG nationales d’ici 2027, avec 7-10 % d’ICR attachés, l’évaluation des partenaires sur le pouvoir transféré et non uniquement sur les dépenses, le financement du renforcement institutionnel des ONG locales.

L’enjeu est de sortir de la dépendance et non pas d’exclure les acteurs internationaux, mais de transformer leur rôle : passer d’un modèle de substitution à un modèle d’accompagnement, de transfert et de co-construction.

CONAFOHD appelle à faire le choix de l’action plutôt que celui des promesses.

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