L’intervention humanitaire doit être « aussi locale que possible,

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L’intervention humanitaire doit être « aussi locale que possible, aussi internationale que nécessaire ». Cette réflexion est née du Sommet humanitaire mondial de 2016 , fortement confortée par le fait que les ONG et les travailleurs humanitaires locaux sont souvent les premiers à intervenir en cas de crise. Ils disposent de solides réseaux au sein de la communauté, ce qui les aide à identifier les groupes les plus vulnérables ayant besoin d’aide.

Les ONG locales ont également l’expérience de la gestion des urgences, ce qui les rend extrêmement efficaces dans les interventions humanitaires. Elles sont essentielles pour que la communauté humanitaire puisse rester sur place et agir dans un contexte déjà difficile.

Lors du Sommet mondial, plusieurs changements ont été proposés quant à la manière dont les donateurs et les organisations humanitaires parviennent à la localisation. Ces propositions sont connues sous le nom de « Grand Bargain » – un accord conclu lors du Sommet mondial entre donateurs et organisations humanitaires visant à mettre davantage de ressources à la disposition des personnes dans le besoin.

Pour atteindre cet objectif, le Grand Bargain a mis en place diverses mesures, notamment un appel à l’investissement dans les intervenants locaux et nationaux pour améliorer leurs capacités ; un marqueur de « localisation » pour mesurer le financement direct et indirect des intervenants locaux et nationaux ; et l’octroi de 25 % du financement directement aux intervenants locaux d’ici 2021. Cet objectif de 25 % a changé dans le Grand Bargain 2.0 de 2021 ; il a été reflété comme une « augmentation », et non comme un nombre absolu.

OCHA a progressé dans la mise en œuvre des engagements pris lors du Sommet mondial. Par exemple, le montant des financements alloués aux ONG locales par le biais des Fonds communs nationaux, gérés par OCHA, est passé de 22,8 % en 2016 à 34 % en 2021.