Révolutionner l’Humanitaire en RDC : Pourquoi le Leadership Local n’est plus une Option, mais la seule possibilité !

·

·

,

Alors que les crises mondiales s’amplifient et que les financements internationaux peinent à suivre, la République Démocratique du Congo dessine une nouvelle voie. Lors d’un récent webinaire, le Dr De-Joseph, figure de proue de la CONAFOHD, a partagé une vision audacieuse : transformer l’architecture humanitaire en plaçant les acteurs locaux non plus en périphérie, mais au cœur du leadership.

Briser les préjugés et occuper l’espace

Le premier défi reste celui de la perception. Trop longtemps, le système a voulu faire croire que les acteurs locaux manquaient de capacités. « Il faut inverser cette perception, » martèle le Dr De-Joseph. En RDC, la réponse est structurelle : avec 5 000 organisations locales regroupées sous l’égide de la CONAFOHD et ses cinq plateformes régionales (CCONAT, FONAHD, FONAHI, RONHD, RHONA), la voix locale est désormais une force collective incontournable.

L’innovation par la proximité : L’approche « People First »

Le leadership local n’est pas qu’une question de justice, c’est une question d’efficacité. Là où les acteurs internationaux font face à des contraintes sécuritaires et logistiques, les acteurs locaux sont déjà sur place : avant, pendant et après la crise. Grâce à des approches innovantes comme la Réponse Menée par les Communautés (RMC), les besoins réels sont enfin pris en compte. Une étude a montré que les standards internationaux ne reflétaient parfois que 20% des besoins exprimés par les populations sur le terrain. En remettant les communautés au centre, l’aide devient plus rapide, plus acceptée et surtout plus durable.

Vers une autonomie financière : Le fonds FOHAL

La grande innovation réside également dans la mobilisation des ressources. La CONAFOHD travaille activement à la mise en place du FOHAL (Fonds Humanitaires pour les Acteurs Locaux). L’objectif ? Collecter des fonds localement auprès du gouvernement, du secteur privé (FEC) et des redevances diverses pour garantir une réponse immédiate et souveraine.

En conclusion : La localisation en RDC ne s’arrête pas aux ONG nationales, elle vise les communautés. En sécurisant désormais 60% des financements du Fonds Humanitaire pour les acteurs locaux, la RDC prouve que le changement est en marche.