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Le Lancement du Plan de Réponse Humanitaire 2024

Il a été procédé le Mardi 20 février 2024, dans l’auditorium de l’hôtel du fleuve à Kinshasa, le lancement du plan de réponse humanitaire 2024, devant un public constitué des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des bailleurs de fonds, agences du système des nations unies et ONGs. Des personnalités distinguées se sont succédées sur le podium pour prononcer leurs mots de circonstances. Le public a suivi successivement les mot de la cheffe de OCHA en RDC, Mme Carla Martinez, du président de CONAFOHD, le Dr De-Joseph KAKISINGI, de la président du COMEX, de l’ambassadrice des Etats Unies en RDC, de son excellence Mr le ministre national des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale et du coordinateur humanitaire Mr Bruno Lemarquis. Dans son mot de circonstance, le président du CONAFOHD a invité le gouvernement à prendre le leadership de la réponse en financant de manière conséquente le fonds humanitaires et le FOHAL. Il a insisté sur la localisation comme approche moins couteuse pour apporter la réponse, avant de sensibiliser les bailleurs sur la nécessité d’apporter plus de soutien à la RDC en mobilisant le maximum des fonds pour soulager la souffrance des personnes en besoin d’assistance humanitaire.
«Avoir un beau plan de réponse est une chose, financer le plan en est une autre et l’approche de la réponse un atout majeur dans le succès de la réponse.
La crise congolaise passe pour une crise oubliée et qui est toujours sous financée. Cette tendance ne semble pas s’améliorer depuis quelques années, d’où la nécessité de lever plus des fonds et d’utiliser les fonds disponibles de manière rationnelle. C’est dans ce cadre que nous aimerions encourager le gouvernement à prendre plus de responsabilité et de leadership dans la matérialisation de ce plan de réponse en participant de manière significative au financement de ce plan et en utilisation de canaux existant et spécialisés dans la délivrance de la réponse humanitaire. Le gouvernement pourrait par exemple contribuer au fonds humanitaire et au fonds spécial dédié aux acteurs locaux ( FOHAL) (…..) Parlant de l’approche, la localisation nous offre une approche moins coûteuse et permet qu’une plus grande partie de fonds atteigne directement les bénéficiaires. Des approches comme « réponse menée par les communautés» ont démontré que 65 à 70% arrivaient directement aux communautés bénéficiaires de l’aide (….)
Le présent plan de réponse humanitaire est le fruit d’un processus collectif et inclusif, comme le veut notre définition de la localisation. Les acteurs locaux et nationaux attendent du gouvernement et des bailleurs un appui conséquents pour leurs permettre de jouer le rôle du premier plan dans la mise en application de ce plan de réponse humanitaire »

la réunion avec Madame la représenté de BCNUDH le 05 Décembre

Apres la réunion avec Madame la Représentante de BCNUDH du 05 décembre,  le bureau conjointe des Nations Unis (BCNUDH) en collaboration avec le Bureau de la coordonnatrice du service spécialisé au sein du cabinet du Chef de L’Etat en charge de la jeunesse, lutte contre les violences faites aux femmes et traite des personnes, a organisé ce 7 décembre un forum consultatif sur les violences sexuelles liées aux conflits armés.

L’objectif de ce forum était de permettre aux acteurs étatiques, ceux de la société civile et des Nations unis de discuter et d’échanger sur la situation actuelle des Violences sexuelles liées au conflit( VSLC) et de proposer des nouvelles stratégies et des mécanismes de lutte contre ces féaux.
Mme Solange Rubuye Coordinatrice d’APEO et Co-lead de la Composante féminine du CCONAT et représentante du CONAFOD a été désignée pour parler au Nom du Sud Kivu, en particulier sur la situation des femmes, jeunes filles et enfants du triangle Shabunda, Walungu, kabare et une partie du territoire de Mwenga..

Elle a attirée l’attention de l’assemblée sur la situation de VSCL dans les zones enclavées et oubliées où les groupes armés utilisent le corps des femmes et jeunes filles comme champs de bataille pour faire passer leurs messages .. Dans ces zones on viol avec violence, avec instrument et torture dans l’impunité.. ces zones regorge des carrés miniers et les groupes armés font leurs incursion dans les villages à tout moment commettent plusieurs violations des droits humains dont formes des VBG ( viol, grossesses précoces, mariage forcé, sexe de survie …). Parmi les incidents de protection dont le VBG qui sont commis dans cette zone le viol est utilisé à 45%.
Ces zones manquent d’infrastructures de base et le système de prise en charge des survivante y est alarmant…
C’est à ce titre qu’elle a formulée plusieurs recommandations dont:
– Aide d’urgence multisectorielle aux victimes.
– ⁠Renforcer l’offre et la qualité de services spécialisés VBG, renforcer les mécanismes des organisations de bases communautaires..
– ⁠organiser les séances de sensibilisation sur les conséquences de VSCL , de prolifération des IST, grossesse précoce.
– ⁠Renforcer la sécurité et la protection des populations civiles dans les zones enclavées et à risque particulièrement les enfants, femmes et jeunes filles.
Elle a conclue son intervention par l’histoire d’une jeune fille qu’elle eu en entretien, elle avait été brûlée par le jus d’un bidon que le bourreau brûlé en faisant tomber les gouttes sur sa jambe parce qu’elle refusait de se marier et partir avec lui…

L’intégration du genre dans la réponse humanitaire en RDC, au centre d’un échange entre les responsables des organisations féminines et l’Unicef

 

Réfléchir sur la question de prise en compte du genre   y compris l’implication des organisations féminines dans la réponse humanitaire en République Démocratique du Congo et dégager des recommandations pour améliorer cette prise en compte dans l’avenir, tel a été l’objectif d’une rencontre qui a eu lieu ce mercredi 15 novembre 2023 au bureau de l’Unicef situé sur avenue Fizi en commune d’Ibanda.

Sous la facilitation de madame Angèle BAHIGE, représentante des ONGN au sein de la coordination humanitaire  et coordinatrice de AIBF /SK , les participantes, toutes membres actives dans le cadre de concertation des ONGS du Sud Kivu / CCONAT et responsables des organisations féminines ont échangés sur  les différents besoins spécifiques des femmes , filles et des hommes particulièrement ceux des filles et femmes vulnérables afin d’améliorer leur prise en compte . Des questions relatives à l’implication et à la participation des organisations des femmes dans la coordination de la réponse humanitaire, des défis ainsi que des attentes ont également été abordées.

Un échange riche comme l’a dit   madame Amira DIALLO  , spécialiste sur les questions genre à l’Unicef «  ce moment est crucial car il nous a permis de recueillir les avis des uns et des autres ce qui doit être fait si nous tenons à  intégrer le genre dans les réponses sectorielles et multisectorielles en RDC. Elle a invité pour ce faire les femmes ; responsables des organisations à être proactive, en cherchant l’information et se soudant le coude pour arriver au changement ».

Environs 15 femmes travaillant dans les différents secteurs à savoir l’agriculture et développement durables, les médias, celles travaillant avec les pygmées, les filles en situation de rupture familiale, les femmes albinos, les déplacés et réfugiés ainsi que d’autres secteurs ont pris par à cet échange qui permettra d’élaborer un meilleur rapport d’analyse et de formuler des recommandations pratiques et contextualisées pouvant améliorer la prise en compte du genre.

Signalons que les résultats de cette étude seront partagés afin de favoriser son appropriation

Colette SALIMA

LE LEADERSHIP FEMININ DANS L’ACTION HUMANITAIRE SE RENFORCE PROGRESSIVEMENT EN RDC

     

Le coordinateur national de CONAFOHD a participé à une réunion de consolidation de leadership féminin dans l’action humanitaire organisée par la composante femme du CCONAT à Bukavu. Cette réunion entre dans le plan de mise en place des recommandations issues du premier symposium national sur la localisation en RDC. En effet, le leadership féminin est une composante majeure dans la localisation de l’aide humanitaire. D’où la nécessite de lui donner une attention particulière. Cette réunion a connu la participation des organisations féminines suivantes : AIBEF, COFAS, SOFEDI, ASPDH, FEUPAS, FPM, CAUCUS DE FEMME, COSIC, CFPAM, CHI, AFM, FPT, APEO, APDE, SEPPAF, SAD, CONGO RESTORATION, ASPL, AFEM. La réunion a connu comme intervenants : Mme Angel Bahige coordonnatrice de la composante femme et Mr Gang Kurume, co-fondateur de CCONAT et expert de la localisation. Dr De-Joseph KAKISINGI M, Lead du CCONAT /CONAFOHD était un Observateur. Les discussions ont porté sur les points suivants : l’architecture humanitaire et les mécanismes de financements humanitaires en RDC, la consolidation de la composante femme au sein du CCONAT/leadership féminin, l’échange sur les opportunités de financement et l’étude sur le genre en cours en RDC. Le mot d’accueil a été prononcé par madame ANGEL BAHIGE de AIBEF.  Elle a profité de cette prise de parole pour présenter l’objectif de la réunion qui vise à consolider l’appartenance au CCONAT et à renforcer et rendre opérationnel sa composante femme pour répondre au besoin de l’effectivité du leadership féminin dans l’humanitaire tel que repris dans les recommandations du premier symposium national sur la localisation en RDC tenu à Bukavu du 02 au 03 octobre de cette année.

Exposé sur l’architecture humanitaire et les mécanismes de financements humanitaires

Mr Gang KARUME a présenté l’historique de l’architecture humanitaire actuelle de la RDC et montré l’implication de CCONAT et toutes les autres plateformes membres du CONAFOHD dans la mise en place de l’actuelle architecture humanitaire. Il a par la suite expliqué au détail le fonctionnement de l’architecture avec chaque niveau de coordination et responsabilité. Il a montré la représentativité des ONGN et la composante féminine dans les organes de coordination, notamment au PDS et au HCT. Il a introduit la notion de la localisation et l’importance du leadership féminin dans l’action humanitaire et particulièrement dans les instances de coordination et décision.

Il a ensuite expliqué les différents mécanismes de financement humanitaire qui existent en RDC, les conditions d’éligibilité pour chaque mécanisme et le processus d’activation d’allocation.

Il a mis un point particulier sur le fonds humanitaire en expliquant son fonctionnement et le processus d’éligibilité. Il a expliqué comment est déclenché les allocations et les types d’allocations qui existent notamment : Allocation spéciale, Allocation standard, Allocation de réserve.  Il a expliqué également le fonds CERF (Common Emergency Relief Fond) qui est réservé aux agents des nations unies et les les financements bilatéraux.

Dans la phase questions réponses, plusieurs questions ont été posées par les participantes auxquelles l’expert Gang Kurume a apporté des éclaircissements notamment :

  • Comment fonctionne le HNO (Humanitarian Need Overveiw) ou aperçu des besoins humanitaires ?
  • Comment devient-on éligible aux FH ?
  • Comment se préparer à l’éligibilité au FH

Après avoir répondu à toutes ces questions, Mr Gang Karume a partage une documentation qui permettra à chaque participant de continuer à s’informer sur l’architecture humanitaire et les principes humanitaires.

la consolidation de la composante femme au sein  du CCONAT/leadership féminin

Il a été observé un manque de coordination entre les ONG féminines ce qui est à la base d’un manque d’encadrement et accompagnement. Cela est à l’origine de la divagation d’ONGNF entre plusieurs pseudo plateformes à la recherche d’un meilleur encadrement et renforcement des capacités.  Ceci n’a pas facilité de renforcer le leadership féminin au sein du CCONAT. C’est pour cette raison que les ONGNF ont décidé de réorganiser la coordination de cette composante au sein du CCONAT pour donner plus de force et d’espace au leadership féminin non seulement au sein de CCONAT mais au sein du CONAFOHD à travers les composantes féminines de toutes les plateformes membres de CONAFOHD. Les femmes ont donc décidé de rester au sein de l’unique plateforme officielle qui est CONAFOHD et faire passer leurs revendications à travers leur leadership bien établi au sein du CCONAT. Il est ainsi recommandé à celles qui veulent appartenir à CCONAT composante femme d’adhérer officiellement, de quitter les plateformes féminines qui s’opposent à CCONAT et devenir actives dans les activités organisées par CCONAT et CONAFOHD. L’assemblé a aussi soulevé la question de faible représentativité dans l’instance dirigeante du CCONAT et ont profité de la présence du lead à la fois du CCONAT et CONAFOHD pour demander une équité dans la direction du CCONAT.

Il a été également soulevé la question de représentation des ONGNF au Sud Kivu. En effet, il a été constaté une tentative du bureau OCHA Bukavu d’imposer à toutes les ONGNF une représentante sans que celle ne soit ni membre de CCONAT, ni membre d’une plateforme féminine connue depuis longtemps à Bukavu. Il a été rappelé que la seule organisation féminine votée officiellement pour représenter les ONGNF dans une instance de coordination est AIBEF, dont la coordinatrice représente les ONGN au niveau du PDS. De ce fait, aucune autre organisation féminine ne peut prétendre parler au nom des ONGNF du Sud Kivu. AIBEF reste la porte étendard des ONGNF du Sud Kivu au niveau provincial et national jusqu’à ce jour.

Pour asseoir le leadership féminin au sein du CCONAT, les ONGNF ont décidé de mettre en place une structure de coordination dont les représentantes désignées seront intégrées dans la coordination et le leadership du CCONAT

Séance tenante, des élections des membres de la coordination de la composante femme du CCONAT ont été organisées. Après expression volontaire des candidatures, les personnes suivantes ont été désignées :

Lead : SOFEDI/ Madame VIVIANE SEBAHIRE

Co-lead : APEO /Madame SOLANGE RUBUYE

Chargée de communication : FPM/ Madame CADY ADZUBA

Secrétariat : FEUPAD/ Madame FABIENNE et AFEM/ Madame COLETTE SALIMA

Conseillères : CAUCUS DES FEMMES/Madame SOLANGES LWASHIGA et APES/Madame ESTHER

Caisse et logistique : COFAS/Madame EMILIE CIBEMBE

Echange sur les deux opportunités   de financement

Madame Angèle a partagé avec l’assemblée deux opportunités financements dont elle disposait et a demandé aux participantes d’étudier comment se positionner et soumettre en consortium à ces appels pour augmenter les chances d’être sélectionnées. Les participantes se sont constituées en groupes selon les axes pour pouvoir réfléchir sur les projets à présenter.

Echange sur l’étude genre dans humanitaire

Madame Angèle a informé l’assemblée sur une étude en cours sur le genre dans l’humanitaire dont elle est le lead pour le Sud Kivu. Elle a demandé aux femmes qui veulent participer à cette étude de se manifester. Elle a ensuite donné tous les contours de l’étude et a fixé un rendez-vous avec celles qui ont décidé de participer à l’étude pour plus d’explications et une bonne préparation avant la réunion d’ensemble du niveau national.

Mot du Mr DR De Joseph lead du CCONAT

Prenant la parole, le lead de CCONAT a montré l’importance de redynamiser la composante femme du cconat pour répondre déjà à l’une des recommandations du symposium national. Il a dit qu’il était toujours obligé de porter le plaidoyer au nom des ONGNF mais à présent, avec la mise en place de cette structure qui vient appuyer madame Angèle, il n’aura plus besoin de le faire car il y a à présent des personnes désignées et qui vont se dédier à cette tâche. Il a rappelé l’essentiel de plaidoyer mené par CONAFOHD en faveur des femmes et les résultats obtenus entre autres les 20% des allocations du FH aux ONGNF. Il a promis de réunir rapidement la coordination du CCONAT pour faire passer la décision de l’intégration du lead de la composante femme comme co-lead de CCONAT et repartir les autres postes dans la coordination de manière équitable entre les ONGNF et les autres ONGN. Il a promis son accompagnement au processus de préparation des ONGNF aux prochaines évaluations du FH. Il a également promis de discuter avec les ONGN membres qui sont déjà avancé pour un programme de mentorat pour me relèvement des ONGNF en besoin de renforcement de capacités. En rapport avec le leadership féminin dans l’humanitaire en RDC, il a promis de travailler pour cette expérience se généralise dans les autres plateformes membres de CONAFOHD pour arriver une représentation de qualité de la composante femme dans les instances de coordination à tous les niveaux.

Et pour finir, il a demandé aux ONGNF qui ne l’ont pas encore fait, de régulariser leur adhésion au CCONAT de formaliser l’adhésion au CCONAT. Il a donné les critères d’adhésion qui sont entre autres, être une ONG régulièrement reconnue par le gouvernement et disposant de tous les documents légaux, adresser une lettre de demande d’adhésion, payer les frais d’adhésion et s’engager à respecter le code de conduite du CCONAT et à participer activement aux activités du CCONAT

La réunion s’est terminée par une série de recommandations dont les plus importantes sont :

  • Une coordination féminine unique au Sud Kivu à travers le CCONAT
  • Ecrire à Ocha Sud Kivu pour lui signifier qu’il n’a pas dans sa mission, la création des structures parallèles pour interférer dans la coordination des ONGN par les ONGN. OCHA est appelé à respecter le principe de la localisation qui dit : « renforcer ce qui existe et non pas créer. Unir et non multiplier ».
  • OCHA sud Kivu est appelé à se référer, en tout ce qui concerne les ONGNF à la structure légalement reconnue et démocratiquement dirigée par des déléguées élues qui est CCONAT section Femme, pour toute question concernant les ONGNF.
  • Que CCONAT organise une évaluation de capacité des ONGN F non éligible au FH et les prépare pour qu’elles soient prêtes aux évaluations à venir pour l’éligibilité au FH.
  • Que CCONAT organise des ateliers d’apprentissage par les pairs pour permettre aux ONGNF de puiser des expériences des autres pour élever leurs niveaux.
  • Que CCONAT fasse un plaidoyer pour que le consortium entre les ONG éligibles et ONG non éligibles puisse être accepté.

      

 

Pour le rapportage    Dr Yvette K. / Action Sociales pour la Promotion des Droits Humains ASPDH

Rappel Des trois piliers recommandés par CONAFOHD pour lutter contre la faim en RDC à la sous-secrétaire des nations unies en matière de lutte contre la famine , Mme Reena et la cheffe de bureau OCHA RDC.

Le coordinateur national de CONAFOHD a profité de la présence de la sous-secrétaire des nations unies en matière de lutte contre la famine, Mme Reena et la cheffe de bureau OCHA RDC, Mme Carla à la réunion de COHP sud Kivu, pour rappeler les trois piliers recommandés par CONAFOHD pour lutter contre la faim en RDC. Il s’agit de :
1. La mise en place par le gouvernement d’une politique agricole pour l’autosuffisance alimentaire national
2. L’amélioration de l’accès physique pour permettre l’évacuation vers les sites de consommation des productions alimentaires stockés dans les milieux ruraux
3. Fonds spécifiques pour appuyer les ONGs travaillant dans la thématique sécurité alimentaire pour développer l’approche de réponse menée par la communauté pour atteindre les résultats d’autosuffisance alimentaire dès le niveau familial jusqu’au développement de chaine de valeur pour la transformation au niveau local. Cette approche devra inclure l’accès à la mécanisation pour les coopératives agricoles, accès au crédit agricole et la revitalisation des réseaux des moniteurs agricoles communautaires.

SEANCE DE TRAVAIL DU COORDONNATEUR NATIONAL DE CONAFOHD AVEC LES 42 ONG LOCALES ET NATIONALES BASEES A UVIRA SUR LE PROCESSUS DE LEUR INTEGRATION DANS CONAFOHD A TRAVERS CCONAT PAR LA MISE EN PLACE D’UNE CELLULE CCONAT UVIRA

En marge des travaux du symposium de Bukavu, les organisations nationales non encore intégrées dans les fora membres du CONAFOHD avaient exprimé leur désir d’adhérer au grand réseau des ONGN en RDC. Des discussions ont continué à distance entre divers groupes et la coordination de CONAFOHD. C’est dans ce cadre que le Dr De-Joseph, coordonnateur national du CONAFOHD, s’est rendu à Uvira pour discuter du processus d’intégration des ONGN/L d’Uvira regroupé au sein du collectif « localisation notre combat ». Ce collectif coordonné par Mme Dorcas, est resté en contact permanent avec la coordination de CONAFOHD et les discussions sur le processus d’intégration dans CONAFOHD ont bien évolué qu’il était temps de passer à l’étape de concrétisation. Au cours d’une séance de travail avec toutes les 42 organisations nationales et locales basées à Uvira, le coordonnateur national de CONAFOHD a passé en revue les points importants pouvant éclairer la décision et l’engagement des tous les membres présents notamment : les origines de la localisation avec le sommet d’Istanbul, le contenu et le sens du mot localisation dans le contexte humanitaire, les grands engagements de Grand Bargain, le cadre de la localisation de NEAR, les engagements des signataires et endosseurs de C4C. Après le Dr De-Joseph a donné une brève explication sur l’architecture humanitaire en RDC et l’importance de la coordination dans l’action humanitaire. Il s’est ensuite appesanti sur l’internalisation du processus de la localisation en RDC avec l’historique du processus de création des plateformes membres du CONAFOHD jusqu’à la mise en place du conafohd. Il a exposé sur les objectifs du CONAFOHD et sur le combat mené et les avancées déjà réalisées. A cette occasion il a montré l’importance des réseaux locaux dans la matérialisation de la localisation. En effet, le regroupement des ONGN au sein d’un réseau unique et fort contribue à canaliser la voix des ONGN de la base au sommet et permet un meilleur plaidoyer pour faire avancer l’agenda de la localisation et mieux présenter les revendications des ONGNs de manière coordonnée. Après une discussion franche et riche, les participants se sont mis d’accord sur la nécessité de mettre un noyau CCONAT à Uvira. A ce sujet, le coordonnateur du CONAFOHD a rappelé l’un des principes de la localisation qui est « renforcer ce qui existe  et non créer » pour répondre au principe d’unir et non multiplier. CONAFOHD va donc se baser sur le noyau existant pour constituer le noyau de coordination local de CCONAT/CONAFOHD. Une série des documents sera disponibilisée pour lecture et meilleure compréhension des politiques et objectifs de CONAFOHD et pendant ce temps l’équipe coordonnée par Dorcas appuyée par CONAFOHD va travailler sur la mise en place d’une équipe de coordination qui va subir une formation et un accompagnement par CCONAT de manière à bien remplir sa mission de coordination locale. Petit à petit et sans relâche, le réseau CONAFOHD s’élargie pour couvrir effectivement tout le pays et particulièrement de manière intensive les zones chaudes. Séance de travail à Uvira CONAFOHD et collectif « la localisation notre combat ». Le 06.11.2023    

LA CONFERENCE DE COPENHAGUE SUR :  » SUPPORTING LOCAL ACTORS ACROSS THE HUMANITARIAN – DEVELOPPEMENT-PEACE-NEXUS » A VECU.

           

LA CONFERENCE DE COPENHAGUE SUR :  » SUPPORTING LOCAL ACTORS ACROSS THE HUMANITARIAN – DEVELOPPEMENT-PEACE-NEXUS » A CEVU.

La conférence organisée par le ministère des affaires étrangères du Danemark avec l IFRC et USAID sur le thème  » supporting local actors across the Humanitarian – Développement-Peace-Nexus »   tenue du 5 au 6 octobre à Copenhage, à la cité des Nations Unies a clôturé ses travaux ce 07 octobre par un panel de haut niveau, précédé par le discours du ministre Danois des affaires étrangères. Cette conférence a connu la participation de CONAFOHD.

Dans son discours, le ministre Danois des affaires étrangères est revenu sur le rôle que jouent les acteurs locaux dans la réponse aux crises humanitaires. « Les acteurs locaux sont les premiers qui donnent la réponse aux communautés en crise. Ils jouent un rôle important parce qu’ils sont là avant, pendant et après les crises ».  Il a souligné l’engagement de son pays et son gouvernement à faire avancer l’agenda de la localisation en militant pour un accès des acteurs locaux au financement de qualité. Il a également demandé d’inclure dans le nexus, la notion de climat et ainsi de passer du triple nexus au quadruple nexus : Humanitaire, paix, développement et climat.

Le groupe du travail auquel a participé le CONAFOHD était constitué des         acteurs locaux et bailleurs des fonds pour des discussions directes. Ces discussions se sont terminées sur une liste des recommandations qui ont inclus la plupart des recommandations issues du symposium de Bukavu.

Ces recommandations sont :

Version françaises :

  • Établir des plateformes de bailleurs de fonds dans le pays pour améliorer/faciliter les interactions avec les acteurs locaux (et alléger les charges pesant sur les acteurs locaux) et s’encourager mutuellement à faire davantage en matière de localisation.
  • Créer les circuits de redevabilité avec les communautés (ONGs et bailleurs de fonds
  • Régler les frais généraux et le recouvrement intégral des coûts (en garantissant que les coûts indirects « se répercutent » sur les partenaires locaux/sont inclus dans les attributions directes avec les acteurs locaux)
  • Établir des pooled funds fonds dirigés localement pour l’aide au développement (Le nexus et activités liées)
  • Établir des quotas/objectifs pour :
  • Personnel local des ONGN occupant des postes de direction
  • % du financement alloué au renforcement/partage des capacités
  • Passer du renforcement à la « complémentarité des capacités » et concevoir des partenariats basés sur ce type de cadre plus mutuel et d’avantage comparatif.
  • Inciter à mesurer des résultats durables à long terme
  • Créer davantage d’opportunités (non basées sur des projets) d’interaction entre les donateurs et les acteurs locaux
  • Tirer parti des réseaux locaux d’OSC pour améliorer la coordination, le soutien/renforcement mutuel
  • Partager/ Harmoniser les normes /due diligence communes (entre bailleurs de fonds) pour la conformité
  • Meilleure clarté autour/traduction de « HDP[C] » en tant que concept (ou nouvelle terminologie/cadrage différent)

Les travaux de compilation avec les recommandations de 4 autres groupes ont abouti la synthèse de toutes ces recommandations en six recommandations principales qui ont fait objet d’une discussion en plénière. Les six recommandations principales ont donc été formulées de manière suivante :

Version française

PRÉSENTATION des faits marquants & RECOMMANDATIONS

Global : Décoloniser le système et le langage. Cherchez à établir une compréhension mutuelle entre les types d’acteurs. Et surtout, rien sur nous, sans nous.

  1. Augmenter et améliorer la qualité, l’accessibilité et la flexibilité du financement pour les acteurs locaux à travers le réseau
  2. Engager le gouvernement local à tous les niveaux sur le leadership local
  3. Renforcer la responsabilité mutuelle sur les engagements existants
  4. Systèmes de due diligence (évaluation) et de passeporting harmonisés et simplifiés
  5. Changement de culture institutionnelle vers un leadership local à travers le système
  6. Internaliser la culture et le changement institutionnel pour les dirigeants locaux

Toutes les recommandations sont étayées par la nécessité de lignes directrices de mise en œuvre

et de transformation en politiques et pratiques.

Les recommandations 1 et 4 sont issues de la compilation des recommandations proposées par CONAFOHD issues du symposium de Bukavu.

Après ces discussions en plénière, CONAFOHD a eu des discussions en bilatérales avec la conseillère principale auprès de l’administration sur la localisation de l’USAID. Les discussions ont tourné sur les meilleurs moyens de rendre plus accessibles les fonds de USAID aux acteurs locaux et comment simplifier les procédures de USAID.

Après les séances de lobbying et plaidoyer directs et personnalisés, le délégué de CONAFOHD a participé au panel de haut niveau pour discuter de l’issue de recommandations faites aux donateurs. Ce panel a permis de discuter directement avec un groupe de panelistes constitué de :

  1. Le directeur humanitaire de FCDO
  2. La conseillère principale en matière de localisation auprès de l’administration de l’USAID
  3. L’ambassadeur du Grand Bargain sur la localisation
  4. La secrétaire générale de Dan Church Aid
  5. Le directeur mondial des biens et services publics du PNUD.

Les discussions ont tourné sur la proposition des mesures concrètes pour rendre opérationnelles les recommandations faites aux bailleurs.

Dr De Joseph a proposé aux panelistes de donner une plus grande considération aux propositions faites par les acteurs locaux qui eux sont sur terrain entrain de travailler pour apporter la première aide aux personnes en besoin pour sauver des vies. (Suivre la vidéo). Le groupe des donateurs et le groupe de Grand Bargain devraient prendre le temps nécessaire d’écouter les acteurs locaux sur terrain, recueillir leurs expériences et se baser sur leurs bonnes pratiques pour qu’enfin la localisation passe de la théorie à l’action, tel que l’a si bien souligné le premier symposium nation sur la localisation en RDC.

Elementor #308

Les recommandations du premier Symposium National sur la localisation en RDC au coeur d'une grande conférence à Copenhage

Après la conclusion du premier symposium national sur la localisation en RDC sur le thème « d’Istanbul à Bukavu,  de la théorie à l’action », Dr De-Joseph KAKISINGI,  président du  » Conseil national des fora des ONG humanitaires et de développement  » de la RDC, s’est envolé pour Copenhage, sur invitation du ministère Danois des affaires étrangères, pour participer à la conférence organisée avec l’IFRC et USAID  sur le thème  » supporting local actors across the Humanitarian – Développement-Peace-Nexus » qui se tient du 5 au 6 octobre qui se tient à Copenhage, à la cité des Nations Unies.

L’objectif de la conférence est d’établir un programme commun clair, comprenant des recommandations concrètes et réalisables à l’intention des donateurs et des autres acteurs dans les trois domaines suivants : la santé, l’éducation et la sécurité.

Concrètes et réalisables à l’attention des donateurs et des autres acteurs sur les trois thèmes suivants :

  1. Améliorer la coordination et la collaboration dans l’ensemble des domaines liés aux PDH, notamment en intégrant les acteurs locaux dans la planification et les processus dès le début, afin de favoriser les initiatives locales.
  2. Renforcer les capacités institutionnelles et la résilience collective des acteurs locaux afin de mettre fin aux cycles de crise de manière plus efficace et durable.
  3. Maximiser l’efficacité des flux de financement existants à travers le nexus (y compris la manière d’incorporer et de tirer parti du financement climatique). Comment incorporer et tirer parti du financement climatique), et identifier les possibilités de surmonter les obstacles pour les acteurs locaux d’accéder à des financements de meilleure qualité dans le cadre du nexus.

L’occasion était bonne de présenter les recommandations issues du symposium organisé par CONAFOHD.  Lors de travaux de groupe avec les bailleurs des fonds, les plateformes impliquées dans la localisation et les représentants des plateformes des ONG nationales. Pendant ces travaux, plusieurs recommandations données lors du symposium et exposées par le président du CONAFOHD ont été retenus pour être présentés lors des assises de demain aux bailleurs des fonds et membres du gouvernement danois, notamment :

  1. Les fonds humanitaires destinés aux acteurs locaux et gérés par eux
  2. Le renforcement des capacités basé sur les besoins exprimés par les acteurs locaux
  3. L’accès aux couts indirects par les organisations nationales
  4. L’organisation des rencontres directes entre les ONGN et les bailleurs
  5. L’uniformisation d’outil de due diligence entre bailleurs

CONAFOHD a fait observer qu’il est quasi impossible d’octroyer les financements directs aux ONGN s’il n’y a pas un cadre de discussion directe entre les donateurs et les ONGN. Comment vont-ils identifier les ONG s’il n’y a pas de contacts et réunion avec la plateforme des ONGN ? Comment vont il arriver à la réalisation de leur engagement de donner directement 25% des leurs financements aux acteurs locaux s’ils ne les connaissent pas ?

Les travaux continuent aujourd’hui avec une discussion directe entre les acteurs locaux et les bailleurs.

GRACIA KYEMBWA Alienor

La Localisation de l’aide humanitaire en RDC au cœur d’un grand Symposium National organisé par le « conseil national des fora des ONG humanitaires et de développement » de la RDC

Le symposium s’est tenu sous le haut patronage du Ministère en charge d’affaires social, les actions humanitaires et solidarité nationale de la RDC et a connu la participation des ONG nationales membres de CONAFOHD, du coordinateur humanitaire Mr Bruno Lemarquis, la coordinatrice humanitaire adjointe Mme Suzanna Z, des membres du forum des ONGI, des bailleurs des fonds, ( la coopération Suisse, ECHO, Ambassade de l’Allemagne, etc…), des représentants des ambassades, du leadership de OCHA et des agences des nations unies. Des représentants des autres plateformes ont également participé à ce symposium notamment : ICVA, Start Network, C4C, NEAR, IFRC etc… le Symposium a duré deux jours avec comme thème « d’Istanbul à Bukavu, de la théorie à l’action », CONAFOHD a offert un cadre aux acteurs humanitaires œuvrant en RDC pour rétablir un état de lieu sur la localisation, harmoniser des connaissances et la compréhension sur la localisation de l’aide humanitaire en RDC. Il a été également question de discuter sur les leçons tirées autour de la réponse humanitaire en RDC par rapport à la localisation aux engagements du grand Bargain.
Ses assises de deux jours organisés par CONAFOHD se sont tenus au Sud Kivu à Bukavu et ont été lancé le Lundi 2 Octobre et a pris fin le Mardi 3 Octobre 2023 a l’Hôtel New Riviera dans la commune d’Ibanda.
Et s’est clôturé par la signature du manifeste sur la localisation en RDC.

Oser la localisation de laide humanitaire

n'est pas oser - Copie (2)

La localisation de l’aide est un processus collectif qui vise à ramener les acteurs locaux, organisations de la société civile ou institutions publiques locales, au centre du système et de la réponse humanitaire. Cela peut prendre plusieurs formes : des partenariats plus équitables entre les acteurs internationaux et locaux ; un financement accru et « aussi direct que possible » et un rôle plus central dans la coordination de l’aide pour les organisations locales.

Un engagement a été pris en ce sens lors du Sommet humanitaire mondial (WHS) à Istanbul en 2016, dans le cadre du « Grand Bargain » mis en place par les principaux bailleurs et acteurs opérationnels. Cela implique des évolutions à différents égards : le financement direct aux organisations d’aide locales, le renforcement de leurs capacités, la reconnaissance de la légitimité des autorités locales, etc.
Il est toutefois important de noter que la localisation impacte tout autant les acteurs du sud que le système de l’aide dans son ensemble. Elle nécessite un changement profond tant en termes de prise de décision stratégique que de contrôle des ressources.
Enfin, au-delà d’une question d’argent, la localisation est avant tout une question de coordination et de leadership, c’est-à-dire fondamentalement une question de pouvoir, de nouvel équilibre entre Nord et Sud, et de confiance.